Comment se lancer en tant que thérapeute ?

Dernière mise à jour : 10 déc. 2021


Vous souhaitez changer de métier ? vous reconvertir vers une activité dans le bien-être qui vous apporte plus de sens ? Vous aimeriez exercer en tant que thérapeute en parallèle de votre activité principale ? Vous réfléchissez à vous lancer ?


Voici les 5 étapes essentielles pour concrétiser votre projet professionnel !


1. Suivre les bonnes formations

2. Choisir le bon statut juridique

3. Trouver un lieu d'exercice qui vous convienne

4. Souscrire à une assurance professionnelle

5. Vous faire connaître

 

Le thérapeute ou praticien bien-etre : quelles sont ses missions ?

Résoudre un blocage, trouver sa voie professionnelle, surmonter un deuil, soulager une douleur... Les raisons pour recourir à un thérapeute sont diverses et variées.

Votre rôle ? Prévenir et soulager les troubles d’une personne en souffrance.

Cette définition reste assez large et c’est normal : la thérapie relève des médecines complémentaires et alternatives (MCA), et les techniques varient selon votre spécialisation. En voici quelques-unes :

Aromathérapie : utilisation de composés aromatiques des plantes à des fins médicinales, le plus souvent sous forme d’huiles essentielles Hypnothérapie : entrée du patient dans un état de conscience modifié pour accéder à son inconscient et travailler sur une problématique ou un trouble précis Art-thérapie : accompagnement par la création artistique, pour prendre contact avec sa vie intérieure Coach en développement personnel : accompagnement des personnes qui veulent mettre en œuvre un projet de vie, que l’objectif soit personnel ou professionnel Massothérapie : utilisation de diverses techniques de massage pour prévenir et soulager des maux physiques et psychologiques (réduction du stress, valorisation personnelle...)

Kinésithérapie ou physiothérapie : emploie le mouvement dans le but de renforcer, maintenir ou rétablir les capacités fonctionnelles. (Diplôme d'état - 5 ans)

Ostéopathie : pratique exclusivement manuelle qui lève en particulier les blocages articulaires du corps pour lui permettre de mieux fonctionner. (Diplôme d'ostéopathe - 5 ans)

Psychothérapie: professionnel médical (un psychologue ou un psychiatre) qui décide, après avoir obtenu un premier diplôme à Bac +5, de se spécialiser en psychothérapie.

Etc...


Toutes ces techniques poursuivent un objectif commun : remonter à la racine de la souffrance de la personne pour lui apporter un apaisement.


1. SUIVRE les bonnes FORMATIONS

Vous l’avez compris: vous pouvez vous lancer comme thérapeute sans diplôme d’état. Suivre une formation sera cependant utile pour vous professionnaliser et gage de confiance pour vos patients.

Alors, comment choisir votre organisme de formation ? De nombreux paramètres sont à prendre en compte en fonction de votre situation personnelle et de vos aspirations :

  • La pédagogie et le courant souhaités : renseignez-vous en amont auprès d'anciens étudiants ainsi qu'à l’école pour choisir ce qui vous "parle" vraiment.

  • La certification ou l’agrément de la formation : il est délivré par un organisme de la profession (association professionnelle ou syndicat par exemple). Attention, toutes les formations ne sont pas certifiantes. De même que tous les prestataires de formation ne sont pas certifiés. Vérifiez ces points avant de vous décider.

  • Les conditions d’admission : certaines formations sont accessibles à tous, tandis que d’autres exigent des prérequis (universitaires par exemple). Pour être admis, vous devrez dans tous les cas élaborer un dossier présentant votre parcours.

  • Votre disponibilité : êtes-vous prêt à vous engager à temps plein ou plutôt à temps partiel (dans le cadre d’une reconversion professionnelle par exemple) ?

Une fois votre formation choisie et réalisée, il est fortement recommandé de débuter sous la supervision d’un.e professionnel.le. Individuellement ou en groupe, un thérapeute confirmé prolongera votre formation. Votre superviseur pourra vous conseiller sur la gestion de vos émotions et réactions face aux patients, mais aussi partager ses savoir-faire. Comment choisir ? Vous pouvez retrouver des listes et annuaires auprès de syndicats, écoles ou associations agréées en fonction du courant visé.

 

2. CHOISIR LE BON STATUT JURIDIQUE

Toute entreprise doit être déclarée aux yeux de la loi, thérapeutes compris !

Vous souhaitez vous lancer en douceur ? La micro-entreprise pourrait vous convenir. Ce régime simplifié vous fait profiter de procédures administratives et fiscales avantageuses. Vous serez en revanche rapidement limité par des plafonds de chiffre d’affaires (72 600 € pour votre catégorie de prestations de service) et ne pourrez pas déduire vos charges et frais de fonctionnement !


L’autre solution consiste à créer une société : il n’y a pas de limites de chiffre d’affaires. Vous pourrez également déduire vos frais (notamment la location d’un local) ou encore vous associer avec d’autres professionnels. Une fois créée, votre société agit comme une personne à part entière. Elle détiendra en effet son propre patrimoine (ce qui protège votre argent personnel) et pourra signer des contrats en son nom.


Les types de sociétés sont nombreux : SASU, EURL, SAS, SARL... Chaque forme juridique aura ses caractéristiques propres et des conséquences directes sur votre vie quotidienne. Votre choix définit notamment le calcul de vos impôts et l’étendue de votre protection sociale.

 

3. TROUVER UN LIEU D'EXERCICE

Pour ouvrir un cabinet, plusieurs options s’offrent à vous.


La première est de louer un local. Votre activité étant libérale, vous pouvez signer un bail professionnel. C’est une solution simple et peu contraignante : vous n’avez pas à faire d’emprunt ni de travaux (vous pouvez toujours en réaliser avec accord du bailleur). Gardez tout de même en tête que votre propriétaire peut décider de ne pas renouveler le bail : il vous faudra alors trouver un autre local.


Vous avez une vision à long terme et êtes prêt à investir ? Acheter votre propre cabinet vous offrira une indépendance totale et l’occasion de l’aménager à votre convenance (équipement, matériel, répartition de l’espace, etc.). C’est donc une solution idéale pour les plus ambitieux, mais qui demande une certaine réflexion car vous devrez probablement contracter un prêt auprès d’une banque.


Une autre solution est de partager des locaux avec d’autres praticiens (psychologues, médecins, sophrologues, etc.). Vous y trouverez de nombreux avantages : division des coûts, création de synergies entre les différents métiers, moments conviviaux...) et vous pourrez plus facilement vous faire connaître !


Enfin, n’oubliez pas qu’il est toujours possible de proposer vos consultations à domicile (vous pouvez y dédier une pièce), de vous déplacer chez vos patients, ou même de permettre les rendez-vous à distance.

 

4. SOUSCRIRE À UNE ASSURANCE PROFESSIONNELLE

L’assurance Responsabilité Civile professionnelle (RC pro) est facultative pour les thérapeutes, mais elle est néanmoins recommandée. En fonction de vos options, elle pourra prendre en charge les dommages causés dans de nombreuses situations :

  • Dommages corporels et matériels. Mauvaise manipulation, réaction allergique, blessure... Ces soucis sont vite arrivés, en particulier si votre méthode thérapeutique implique un contact physique.

  • Plaintes de clients. Par vos conseils et votre pratique, vous avez une responsabilité sur le bien-être mental de votre patient. S’il se considère mal pris en charge, il pourrait se retourner contre vous !

  • Divulgation d’informations confidentielles. Vous êtes déontologiquement soumis au secret professionnel. Une erreur ou un oubli sont vite arrivés.

Vous l’avez compris : mieux vaut prévenir que guérir !

 

5. SE FAIRE CONNAÎTRE


Autre challenge : se constituer une clientèle. Prenez le temps de réfléchir à votre client idéal : son âge, ses besoins, sa problématique, ses habitudes... Cela vous permettra de communiquer stratégiquement, sur les bons supports et avec le bon ton.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès des thérapeutes déjà installés dans votre région. Comment se présentent-ils et quels sont leurs clients ? Vous pouvez y trouver les clés pour vous distinguer de leurs services. Une fois ces questions répondues, voici 5 actions concrètes que vous pouvez mettre en place :

  • Créer votre site web : il sera une véritable vitrine pour présenter qui vous êtes, énumérer vos services et renseigner comment prendre rendez-vous. Mettre en avant des témoignages et recommandations est particulièrement utile pour convaincre vos futurs patients !

  • Vous inscrire sur Google My Business : cet outil gratuit permet aux internautes d’obtenir les informations principales sur votre activité en un coup d’œil dans les recherches Google.

  • Vous impliquer dans des salons et conférences : vous pourrez y présenter votre activité et trouver de nouveaux clients.

  • Proposer des séances et ateliers découvertes : vous convaincrez peut-être les participants de poursuivre avec vous ! Travailler en réseau : une recommandation de la part d’un pair est toujours efficace ! Entretenez de bonnes relations et, vous aussi, envoyez vos patients vers vos collègues.

Enfin, n’oubliez pas la puissance du bouche-à-oreille et misez sur vos qualités relationnelles, car tout bon praticien doit faire preuve d’humanité, d’empathie, de patience et d’écoute.

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